L’adhésion à l’Union européenne est ouverte à « tout Etat européen » qui respecte les principes démocratiques. L’Europe est ainsi passée de 6 membres au départ, à 9, 10, 12, 15, puis 25 et 27. D’autres élargissements sont envisagés aux pays des Balkans et à la Turquie. L’Est de l’Europe et le Sud de la Méditerranée sont couverts par la politique de voisinage. Mais la question des frontières ultimes de l’Union européenne continue à faire débat.
Les six voisins orientaux de l’Union européenne (Biélorussie, Moldavie, Ukraine, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) sont couverts par la politique de voisinage et non par la politique d’élargissement. Le « partenariat oriental » lancé en mai 2009 (sommet de Prague) s’inscrit dans la continuité de cette politique de voisinage, et apporte peu d’éléments nouveaux, sinon la création d’un forum multilatéral avec ces pays, et des moyens financiers légèrement accrus. A travers ces politiques, l’Union européenne exerce un pouvoir « transformationnel » sur ses voisins de l’Est. Mais elle doit aussi prendre en compte le rôle et la place de la Russie.
Depuis les débuts de la construction européenne, la France s’est montrée réticente aux élargissements, et c’est encore Nicolas Sarkozy qui a souhaité définir les « frontières » de l’Union européenne et refusé l’adhésion de la Turquie. L’Allemagne, de son côté, a évolué d’une attitude enthousiaste (notamment vis-à-vis des pays de l’Est) à une attitude sceptique. Il y a aujourd’hui une convergence des deux pays pour ne pas précipiter de nouveaux élargissements de l’Union européenne, au-delà de la Croatie.
La politique européenne de voisinage, lancée en 2003, vise à offrir aux voisins de l’Union - de l’Est et du Sud - « tout » (l’association aux politiques) « sauf les institutions » (l’adhésion). Pour que cette politique reste attractive par rapport à l’ouverture d’une perspective d’adhésion, il faut la muscler, en particulier sur le plan financier.
Commander le rapport Schuman.