Les auteurs de ce « policy paper » suggèrent que l’UE réponde aux révoltes dans le monde arabe par une ouverture des marchés, un soutien à la transformation démocratique, une réforme de l’Union pour la Méditerranée, et une relance du processus de paix israélo-palestinien.
La crise mondiale de 2008 a commencé, comme la crise de 1929, par une crise boursière et financière, qui s’est ensuite diffusée dans la sphère de l’économie réelle. Contrairement à ce qui s’est passé après 1929, les États ont su réagir par une coopération internationale et par des mesures de type keynésien. Mais alors que la reprise économique s’est amorcée, une crise des finances publiques menace plusieurs pays, et met en péril la cohésion même de la zone euro. Le moteur franco-allemand contribue à maîtriser cette crise en mettant en place des mécanismes de solidarité financière et en poussant une nouvelle réforme du pacte de stabilité, qui est au fondement de la monnaie unique.
Cette étude de trois « think tanks » installés à Bruxelles (European Policy Center, Center for European Policy Studies, Institut royal Egmont) analyse l’ensemble des changements institutionnels apportés par le traité de Lisbonne au regard d’une première année de pratique. Elle met en évidence la responsabilité des Etats membres pour utiliser toutes les potentialités du nouveau système.
Après une période de tension attisée par l’Administration Bush, qui a culminé avec la guerre russo-géorgienne de l’été 2008, l’Est de l’Europe connaît actuellement un processus de détente qui doit beaucoup à la nouvelle politique de Barack Obama.
La crise du gaz entre le Belarus et la Russie a une nouvelle fois mis en lumière la fragilité de la sécurité énergétique européenne, particulièrement en matière de gaz. Cet article fait le bilan de la situation actuelle. En s’intéressant à toute la chaîne du gaz (production, transport, consommation), il analyse l’action politique et économique de l’UE. Si celle-ci est aujourd’hui en échec, elle peut néanmoins aboutir à l’horizon 2020.
Créé par le Traité de Lisbonne, le Service européen pour l’action extérieure doit rapprocher, au sein d’une institution diplomatique autonome, les services de la Commission et du Conseil en charge des affaires extérieures, tout en accueillant en son sein des personnels venus des diplomaties nationales. Jusqu’à l’adoption de la décision du 26 juillet, l’organisation du service a fait l’objet d’intenses tractations entre les acteurs concernés (Commission, Etats membres, Parlement). Le service offre aux Européens une opportunité réelle de renforcer leur influence sur la scène internationale, à l’heure où les positions individuelles des États membres tendent à s’effriter.